Furan aimé… Furan slamé !

À Tarentaise du Pilat, gringalet ruisselet, très vite devenu torrent au fort courant, Furan
furieux tu entres en scène à Saint-Etienne… Dès que tu as surgi, naît la métallurgie…
 
Au fur et à mesure, furtif Furan bifurquant à flan de colline, tu te fais furibond vers les
tréfileries puis t’assagis en ville…
 
Aubaine quotidienne des lavandières si les pluies diluviennes ne viennent pas enfler ton
humeur luciférienne…
 
Récalcitrant, tu l’étais, mais hélas cependant, on fit de toi, cher Furan, un cloaque
écœurant s’égarant dans la plaine, espérant s’épurer à travers ses domaines…
 
Les citadins, alors, méprisant ton ardent tempérament, t’enfermèrent sous terre,
t’emprisonnèrent sous des voûtes, t’obligeant à n’être qu’un égout qui dégoûte…
 
D’autres vinrent plus tard, après une longue quarantaine, qui détournèrent les effluents
nocifs et te rendirent ta fierté en épurant tes eaux.
 
Si tu n’apparais plus en surface, Furan, on peut toujours entendre ton grave
grondement…
 
Furan d’ici, d’où donc viens-tu
Furan furieux, que faisais-tu
Furan caché, où donc es-tu
Furan fâché, où t’en vas-tu
 
Ô toi le si fameux, le fier Furan sans qui
Notre belle Sainté n’aurait jamais grandi
 
© Jacqueline

 

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